VMworld 2018 : visite guidée des Hands-On Labs

Les Hands-On labs sont devenus au fil des années un pilier des VMworld. La possibilité de tester, en live, l’ensemble des produits de l’éditeur dans des conditions quasi réelles sont une vraie prouesse technique autant qu’une opportunité de les évaluer. C’est aussi un moyen pour VMware de démontrer son savoir-faire en matière de production avec ses propres moyens technologiques.

Dans ce contexte, et sans doute pour améliorer encore la visibilité des “HOLs” auprès de la communauté VMware, que j’ai pu assister à une présentation commentée des labs de cette édition 2018. Par delà les chiffres, toujours impressionnants (j’y reviendrai), cela permet aussi de se rendre compte des moyens mis en oeuvre pour assurer un fonctionnement parfait durant tout le salon.

Retour en détail sur cette visite…

Commençons par les chiffres, vous les aimez, j’en suis sûr… et moi aussi ^^. Aujourd’hui VMware dispose de 87 Labs couvrant l’ensemble des produits de l’éditeur, le tout disponible en 10 langages différents. Ces Labs sont bien évidemment entretenus et modifiés en fonction des évolutions logicielles de leurs composants. Depuis le lancement des HOLs, ce ne sont pas moins de 1,8 Millions d’instances qui ont été créés, soit plus de 18 millions de VMs … ça laisse rêveur. A l’heure ou je vous parle, nous en somme à déjà 2900 instances rien que sur le salon (soit environ 30.000 VMs). Enfin, bon an mal an, ce sont de 1500 à 2000 VMs qui tournent en continu.

Pour pouvoir tenir la charge globale d’un tel environnement de production (car s’en est un), les ingénieurs de VMware ont construit une infrastructure très élastique et adapté aux forts pic d’activité. Evidemment, le cloud est mis à contribution, c’est même la seule ressource technique employée aujourd’hui, VMware n’ayant plus aucune infrastructure locale au salon et dédiée pour cette activité (comme c’était le cas il y a quelques années). 3 Cloud différents (répartis sur 5 datacenters) sont actuellement les fournisseurs des Hands-On Labs : IBM Cloud (on s’en serait douté, voir mon billet récent sur le sujet ^^), Amazon AWS (là aussi, logique) et enfin un cloud dédié un peu particulier que VMware appelle OneCloud (ou 1-Cloud). Ce cloud est opéré par la société et s’appuie tout simplement sur les versions vSphere “Next”, en bêta. Cela permet d’acquérir de l’expérience en production sur ces versions à venir sans pour autant mettre en danger une production critique (même si les HOLs pendant un VMworld sont très importants, n’en doutons pas ^^).

VMware s’appuie sur vSphere, VSAN, NSX et vCloud Director pour toute l’infrastructure (vCD est loin d’être mort, comme vous pouvez le constater !). A chaque lab, on associe data center virtuel dans lequel tournent des briques de bases, éléments fondateurs d’un environnement complet et autonome, sur lequel on va pouvoir déployer les services souhaités. Ces “PODs” sont composés d’un Active Directory, d’un vCenter, d’un certain nombre de ESXi nested, mais aussi des VMs permettant de constituer un environnement NSX pour les réseaux de la simulation. A partir de là, les ingénieurs de VMware peuvent préparer les couches supérieures constituant les labs. En aparté, je me dis qu’on est pas mal, finalement, avec notre petit environnement de pré-production sous VxRail/NSX/vCloud Director 9.5 !

Un POD prend en moyenne entre 15 et 20 minutes à être démarré (ils usent et abusent des linked-clones). L’enjeu est donc de pouvoir gérer la création et la mise à disposition de ces PODs dans des délais beaucoup plus courts, acceptables pour une personne qui souhaite avoir à disposition son Lab sous quelques secondes (en général entre 30 et 60 secondes). A la manière d’un VDI, les PODs sont donc pré-provisionnés en continu pour pouvoir anticiper les besoins. Pour cela, l’automatisation existe à tous les étages de la production avec un suivi en continu assuré par des dashboards Log Insight et vROps, évidemment. L’équilibrage de charge entre chaque cloud est lui-aussi contrôlé et optimisé en temps réel.

La synchronisation des templates des HOLs est un autre enjeu crucial dans cette production Cloud et une équipe dédiée s’assure en continu que chaque cloud utilisé dispose des versions à jour et respecte les préconisations en terme de performance. L’ensemble du catalogue représente, exporté, environ 500 à 600 Go, mais plus de 3 à 4 To de stockage sur disque en fonctionnement.

Plus concrètement sur le salon, ce sont plus de 200 sièges/postes susceptibles de dérouler des HOLs et VMware à mis en place un support/hotline dédié pour cette activité, où des ingénieurs de toutes les compétences peuvent répondre en cas de question technique ou de problème spécifique. Comme chaque poste de travail est totalement identifié et localisé géographiquement, lorsqu’une personne a besoin d’aide, elle lève une “main virtuelle” qui se manifeste sur un dashboard, avec le Lab en cours. Cela permet d’envoyer tout de suite l’ingénieur avec les bonnes compétences.

Toute cette infrastructure, appelé “VMware Learning Platform”, était jusqu’à présent uniquement réservée à l’usage interne, mais son succès et le nombre impressionnant d’automatismes mis en oeuvre et les très bons feedback reçu durant toutes ces années ont conduit VMware à envisager sa commercialisation en tant que produit à part entière. Pour l’instant, on ne sait pas si ce sera du “as a service” comme aujourd’hui, ou si elle pourra être mise en oeuvre On-Premise.

Un grand merci à Jon Schulz, Doug Baer et Brian Morton pour nous avoir accompagné pendant cette présentation ! Si vous souhaitez des détails sur certains aspects, n’hésitez pas à me contacter par mail ou twitter, je ferai suivre vcos questions à Jon qui pourra nous répondre.

Enfin, je vous rappelle que les HOLs sont aussi disponibles online, pour vous y rendre, une seule adresse, ici.

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