vSphere 6.5 : le bonheur des développeurs

On l’a vu, vSphere 6.5 apporte beaucoup de choses pour les administrateurs système et les services de production. Mais VMware n’a pas oublié pour autant les développeurs de tout poil, autant occasionnels que réguliers et professionnels. En plus de l’interface PowerCLI déjà largement exploitée, vCenter dispose désormais d’une nouvelle API REST dont l’ambition est d’ouvrir très largement la plateforme à tout type de langage. De plus, VMware introduit également une nouvelle interface “ligne de commande” pour nous autres barbus qui va progressivement s’imposer comme la nouvelle cli universelle : ça s’appelle DCLI “pour Datacenter CLI”, ça et présente tous les atouts qu’on peut exiger d’une interface de ce type, moderne, intuitive et évolutive.

Petit point sur ces aspects spécifiques, que les connaisseurs vont certainement apprécier…

Nouvelle API REST

La nouvelle interface REST est donc un mode de pilotage de vCenter 6.5, qui va très vraisemblablement s’étendre au reste des produits non encore équipés d’un tel mode d’automation au sein du portefeuille VMware. Elle reprend tous les standards de fait communs à ce type d’interface et propose dors et déjà un très large panel de primitives de paramétrage et gestion des objets vCenter. Les slides ci-dessous vous en donnent déjà un aperçu rapide. De plus, vous disposer en standard d’un site web “API Explorer” dédié pour parcourir et construire vos requêtes REST en toute facilité (pratique pour se monter un petit script d’automatisation en quelques minutes !).

vCLI, le remplaçant de vMA, et DCLI

Ceux qui travaillent beaucoup avec perl ou le shell pour automatiser certaines tâches sur leurs environnements VMware connaissent sans doute également l’appliance “vMA”, VMware Management Appliance, une OVA mise à disposition par l’éditeur et disposant de tous les outils et bibliothèques nécessaires pour scripter les vCenter ou ESXi via l’utilisation, notamment, des bien connus esxcli, esxcfg-*, vicfg-* et consors.

A partir de vCenter 6.5, la vMA est déclaré obsolète et est remplacée par “vSphere CLI”, un bundle installable cette fois-ci sur la majorité des OS courants (RHEL, SLES, Ubuntu, Windows) et reprenant l’ensemble des possibilité de l’ancienne appliance.

En outre, VMware introduit une nouvelle interface CLI nommée DCLI, acronyme de “Datacenter Command Line Interface”, contextuelle, et dont l’ambition est de couvrir l’ensemble de la suite vCloud. On pourrait dire que DCLI se veut le successeur universel d’esxcli. DCLI dispose de tous les raffinements nécessaire à son adoption rapide : autocompletion, historique des commandes, des options de mise en forme divers et variées pour les résultats des ordres passés etc. A noter que DCLI sera de facto disponible lors de l’installation de “vSphere CLI” présenté plus haut.

Enfin, PowerCLI reste, bien entendu, et évolue lui-même vers plus de modularité et colle toujours à l’état de l’art du pilotage d’environnements vSphere.

Tout ce qu’il faut !

Au final, vous le voyez, VMware enrichit encore son offre SDK et pilotage avec à peu près tout ce qu’on peut désirer pour exploiter au mieux sa production vSphere. Je suis plus qu’intéressé de mon coté par la nouvelle API REST ainsi que cette nouvelle “DCLI” qui semble particulièrement alléchante… vite, allons faire un tour sur les Hand-On Labs pour découvrir cela en vrai !

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