VMworld 2017 : l’hybride sera CAPEX ou ne sera pas.

Histoire de vous bousculer un peu, j’ai pris la liberté de vous faire un petit “édito du VMware 2017” en mode coup-de-gueule, parce que bon, j’ai le droit, c’est tout. NA !.

Je désespère, en effet, depuis plusieurs années, de pouvoir enfin proposer des scénarios de cloud hybride au sein de ma modeste institution … je suis frustré techniquement, mais aussi financièrement, tant je suis personnellement convaincu que nous pourrions trouver un juste milieu entre le on-premise et le off-premise …

Les annonces de VMworld 2017 US ont pourtant donné le ton : le cloud hybride à tous les étages. Comme une ritournelle entêtante, la société le martèle de plus en plus, l’avenir sera hybride ou ne sera pas. Dont acte. Certes, on le constate – surtout dans les secteurs d’activité capable de faire de l’OPEX, on y reviendra – les petites et les grandes entreprises se tournent de plus en plus vers le cloud, pour éviter de trop investir dans leurs infrastructures on-premise tout en continuant leur croissance avec agilité. C’est vrai, le cloud, qu’il soit en mode IAAS ou SAAS, est plus que séduisant sur le papier, on le constate depuis longtemps.

VMware le montre avec éclat grâce à VMware Cloud on AWS notamment, tout semble en phase avec cette tendance. Tout ? Non ! Car une partie des entreprises résiste encore et toujours à l’envahisseur : principalement les moyennes.

Pourquoi ? Les coûts et l’OPEX, principalement. Ce diable d’OPEX qui oblige à maintenir une trésorerie importante pour pouvoir honorer les factures mensuelles ou trimestrielles. C’est en particulier le cas en ce moment dans le monde de la santé, que je connais bien : toutes les directions générales nous demandent encore et toujours des économies sur nos budgets d’exploitation alors que les coûts de sous-traitance, de connexions WAN, de forfaits télécom divers et variés, ne cessent de grimper.

Bien sûr, je grossis le trait et il y a d’autres facteurs qui rentrent en ligne de compte (la maturité et la confiance des DSI face au Cloud entre autres), mais dans l’ensemble, à chaque fois que j’évoque le sujet de l’hybride avec certains collègues, l’OPEX s’insinue de manière fourbe dans la discussion, tôt ou tard, pour en définitive devenir LE PROBLEME.

A mon sens, la seule manière de voir le cloud hybride exploser et devenir aussi naturel que la virtualisation de serveurs aujourd’hui, c’est de repenser le mode de consommation et de financement de celui-ci. Il faut que les hébergeurs trouvent des solutions pour venir directement concurrencer le on-premise sur son terrain historique, le CAPEX. Je ne demande rien d’autre pour enfin pouvoir proposer des infrastructures hybrides au sein de mon établissement… tout le reste, désolé messieurs du marketing, c’est du bavardage !

Sur ce, je termine là mon petit prêche/sermon et m’en vais retrouver connaissances et amis pour une soirée de pré-lancement qui s’annonce déjà bien longue ! A demain pour le compte-rendu de la General Session !

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