Unity VSA : installation et première impressions

Evidemment ! Après l’annonce de la nouvelle gamme Unity d’EMC ce Lundi et sa disponibilité sous forme d’appliance virtuelle, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son interface de gestion et les bénéfices potentiels de sa nouvelle architecture. Ce billet est le premier d’une série qui me permettra de me focaliser sur la plupart des services et fonctionnalités disponibles. Aujourd’hui, je vais commencer par le commencement c’est à dire la configuration initiale ainsi que mes impressions générales à chaud sur l’interface de gestion. Les billets suivants aborderont des sujets plus opérationnels comme l’utilisation de la VSA en tant que NAS, en tant que fournisseur de “mode block” classique et on terminera par un article dédié (si j’arrive à faire marcher tout cela ^^) à son utilisation à travers la technologie VVol.

Commençons donc par “ouvrir la boite” et voir ce que le père Noël EMC nous a apporté …

Installation

Comme quasiment toutes les distributions logicielles d’EMC maintenant, Unity VSA est disponible sous forme d’OVA à installer très simplement sur un ESXi ou un hyperviseur desktop. L’utilisation de VSA impose un minimum de 12 Go de RAM et 2 vCPU. D’autre part, la machine elle-même est bridée à “4 To” de disque adressable pour la version community. Rendez-vous ici pour obtenir l’OVA et télécharger les documentations associées.

Grosse nouveauté pour EMC aujourd’hui : Unity VSA est désormais un produit commercial ! Vous pouvez acheter des licences pour disposer d’une capacité maximum supérieure (10, 25 et 50 To) et surtout d’un support officiel. On mesure ici le chemin parcouru par la société autour de sa stratégie software.

L’installation initiale est triviale ou presque, on upload l’OVA et on démarre. Par défaut, lors du premier boot, la machine virtuelle va passer quelques minutes à instancier le conteneur chargé d’assurer les fonctions Storage Processor. Parce que, oui, comme indiqué dans la présentation, Unity est vraiment basé sur la notion de conteneurs isolés chargés chacun de tâches bien distinctes. On le voit bien au boot de la machine : c’est une distribution ESXi qui démarre la première ; ensuite, elle lance un certain nombre d’instances spécifiques, sans doute sous la forme de micro-VMs (voire de vrais conteneurs au sens Docker du terme, mais c’est difficile à confirmer en ne regardant que la console, évidemment).

Une fois cela réalisé, si vous avez connecté sa première carte réseau sur un VLAN disposant d’un DHCP, normalement, la VSA va l’utiliser et s’attribuer une IP disponible. De mon coté, j’ai eu des petits soucis avec ça, donc je suis passé en mode manuel en utilisant la méthode indiquée dans le manuel d’installation. Il faut se connecter sous le compte service/service et utiliser la commande svc_initial_config -4 "<ipv4_address> <ipv4_netmask> <ipv4_gateway>".

Configuration intiale

Une fois la VSA lancé et accessible en IP, on se connecte naturellement à l’interface de gestion. On se loggue grâce à l’utilisateur admin/Password123# et l’assistant de configuration se lance automatiquement. Après la phase d’acception de la CLUF EMC, vous devez tout d’abord changer votre mot de passe admin, puis vient directement l’activation des fonctions de la VSA.

Pour la version community, il faut absolument passer par la phase de génération de fichier de licence indiquée sur la page de téléchargement. Ainsi, une fois rendu sur cette page, vous indiquez le System UID de votre VM, vous choisissez le type d’appliance utilisée (Unity VSA en l’occurence) et vous allez récuperer un fichier texte “license.lic” que vous allez faire ingérer à l’assistant. Normalement, en quelques secondes, l’ensemble des fonctions est validé et vous pouvez continuer votre paramétrage initial.

Après la partie licence et DNS, normalement, vous devez rentrer la liste des serveurs de temps. J’ai rencontré un petit souci à ce niveau là. En effet, le wizard m’interdisait de valider le serveur renseigné en précisant que cette modification imposait un reboot, par ailleurs interdit durant la phase de configuration. En gros, histoire de simplifier la procédure, ne renseignez pas les serveurs ntp lors de la première phase, attendez de premier reboot et retournez ensuite dans les paramètres pour l’ajouter :)

La dernière partie de l’assistant vous propose de tout de suite configurer les pools, serveurs NAS, interfaces iSCSI etc. J’ai passé toute cette partie pour au moins terminer la configuration initiale avant de m’aventurer plus avant dans les sections ad-hoc. J’ai juste renseigné les infos de notification d’événements/alertes.

On peut enfin commencer à se balader dans les divers dashboards, menus et listes. De mon coté, étant donné qu’il me restait au moins à renseigner la partie NTP et comme je n’avais pas encore ajouté de disques de données à la VM, j’ai d’abord commencé par arrêter la machine virtuelle grâce aux fonctions fournies directement sur Unisphere HTML5, afin de pouvoir lui ajouter au moins un disque de travail.


… Une information importante à ce sujet d’ailleurs, quand vous ajoutez un disque, je vous conseille de créer une nouveau carte SCSI de type Paravirtuelle (PVSCSI). La première fois, n’ayant, comme d’habitude, pas lu en entier la documentation d’installation, j’ai juste rajouté un disque classique à la carte de base, une émulation LSILogic. Hors, la VSA ne reconnaissait pas ce disque et le considérait comme inutilisable. Après modification du type de carte, tout est rentré dans l’ordre. C’est au passage une très bonne chose qu’EMC ait privilégié le PVSCSI, garde de performances maximum en environnement VMWare.

Mes premières impressions sur cette Unity VSA sont très positives : c’est simple à installer, c’est très fluide et cela augure du meilleur pour la suite de la découverte. En fait, ce n’est qu’une demi-surprise étant donné que les précédentes appliances disponibles (vVNX 2.0 et la “VVol Preview”) avaient déjà commencé à nous donner un avant goût de ce que serait l’interface de management d’Unity aujourd’hui (voir ce billet sur VPlex/VE couplé à vVNX 2.0). En tout cas le full HTML5 est vraiment un plaisir à utiliser, it’s about time !

C’est terminé pour ce premier billet d’introduction en forme d’apéritif ! Rendez-vous très bientôt pour d’autres articles, comme déjà évoqué plus haut, et peut-être même des vidéos, si j’ai assez de temps ^^

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