SQL Server sur Linux, ça change quoi ?

Vous l’avez sans doute déjà lu à droite et à gauche, tant l’annonce fait le buzz en ce moment. Microsoft a donc annoncé la disponibilité prochaine de sont moteur de base de données SQL Server 2016 sur les plateformes Windows mais aussi Linux ! Après la présentation d’une nouvelle distribution Linux en septembre dernier, certes dédiée à la construction de cloud “Azure like”, donc très orientée Service Provider, il est vraiment temps de se poser la question de cette ouverture de la firme de Redmond à d’autres plateformes que Windows. Qu’est-ce que cela signifie pour nous, pour le marché ?

Force est de constater que depuis l’arrivée de Satya Nadella à la tête de Microsoft, les choses ont changé assez radicalement. Certes, certaines grandes tendances avaient sans doute déjà été anticipées et préparées par son prédécesseur, Steve Balmer (comme Office 365), on ne peut qu’être assez surpris – dans le bon sens – des récentes annonces de Microsoft en matière d’ouverture sur le monde Linux. En effet, la philosophie de la société est désormais claire : Microsoft PARTOUT et pas seulement sous Windows. Les sorties de Office for iOS il y a quelques temps déjà, avant même la disponibilité de leurs pendant sur PC puis Mac en dit long sur cette stratégie. Et maintenant, voila que Microsoft nous offre un SQL Server 2016 sous Linux !

Le fait est que SQL Server est un système de base de données qui est devenu avec le temps un concurrent sérieux au champion de l’enterprise DB, Oracle. Il aura fallut une bonne décennie, mais les faits sont là, quand la plateforme Windows est choisie, entre SQL Server et Oracle, désormais, le coeur des développeurs balance. Cette ouverture à Linux va être bénéfique c’est certain, et en premier lieu pour enfin pouvoir opposer à Oracle une base de données professionnelle dont le licensing sera sans doute moins “scandaleux” (je pèse mes mots) en environnement virtualisé. Evidemment, je ne dénigre pas du tout les bases de données open source comme MariaDB (MySQL sans Oracle) ou PostgreSQL qui ont elles aussi acquises leurs lettres de noblesses, mais les faits sont là, énormément de pro-giciels s’appuies sur SQL Server ou Oracle dans la pratique.

De plus, on peut imaginer facilement que Microsoft proposera aussi une version “express” de SQL Server Linux, permettant de rendre son développement et son adoption encore plus rapide sur les plateformes Linux. Ensuite, pensons aussi à toutes les appliances Linux que nous livrent tant de constructeurs (EMC et VMWare en tête), aujourd’hui, pour des raisons de droits, la plupart choisissent des bases de données intégrées Open Source, mais il est vraisemblable qu’il proposerons également leur version “SQL Server” pour les entreprises qui souhaitent conserver tous leurs acquis et compétences sur cette plateforme.

Vous l’aurez compris, SQL Server est une excellente nouvelle de mon point de vue, à tel point que mon coté un peu rêveur me pousse à imaginer qu’Oracle ne pourra à l’avenir plus se gaver autant en matière de licensing avec un tel concurrent disponible sur peu ou prou les mêmes environnements de production. Ceci étant, il reste aussi aux développeurs et intégrateurs de franchir le pas. N’en doutons pas, ils seront une part importante de l’équation du futur succès de SQL Server 2016 for Linux.

One thought on “SQL Server sur Linux, ça change quoi ?

  1. Satya Nadella apporte un vent de renouveau chez Microsoft. Cette version sous Linux de SQL Server est tout à fait ce que j’attendais. Je suis sur Linux depuis bien longtemps et malgré les avis négatifs que l’on voit ici et là, j’ai toujours été satisfait et je n’ai pas rencontré de très grosses difficultés.

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