Simplivity: le hardware a encore de l’avenir !

Pour terminer cette série d’articles à l’occasion de ce VMWorld édition 2015, je vous propose de vous présenter une des offres hyper-convergées les plus en vue en ce moment (et depuis quelques années déjà). Je souhaitais vous parler de Simplivity depuis longtemps, mais je n’avais pas pris le temps de vraiment discuter sérieusement avec un des ingénieurs présents sur le – gros – stand. C’est à la faveur de l’incontournable soirée Veeam de ce Mardi soir que j’ai eu enfin l’occasion de prendre contact avec un ingénieur avant-vente de qualité et de programmer un entretien pour récolter toutes les informations dont j’avais besoin pour ce billet ;)

L’offre de Simplivity est relativement atypique dans le paysage des nombreuses solutions hyper-convergées pour deux raisons. La première, c’est la simplicité de sa gamme … à en devenir presque intimidante: est-ce que je n’ai vraiment besoin que de ça pour faire tourner toute ma production ?? En effet, il n’existe en fait qu’un seul produit, l’OmniCube, dans 4 configurations différentes présentant des caractéristiques plus ou moins importantes, tant en matière de serveur que de volumétrie embarquée. Ces 4 configurations tiennent toutes dans un rack 2U relativement sobre et intégrant absolument tout le nécessaire pour démarrer un environnement de production complet : CPU, Memoire, Réseau 10Gbe, stockage.

La seconde raison réside dans le fait que Simplivity est un peu à contre courant de la tendance full software que l’on connait depuis quelques années déjà : le noyau de gestion du stockage de l’Omnicube n’est autre qu’une carte accélératrice intégrant un ASIC dédié aux fonctions de gestion du stockage. Cette carte est chargée de tous les algorithmes habituels de dé-duplication et compression inline ainsi que de la gestion des tables des metadatas associées. Dans la pratique cela se présente comme une carte PCI-express genre “carte RAID” :


… pas étonnant que très récemment, la société ai présenté une offre intégrée aux UCS Cisco, car en dehors de cela et de la couche logicielle d’intégration à vSphere, le reste n’a finalement que peu d’importance. En cela, on retrouve malgré tout le coté “commodity” cher à beaucoup d’industriels aujourd’hui.

Curieusement (de prime abord en tout cas, on y reviendra), chaque Omnicube n’embarque qu’un seul serveur chargé d’exécuter VMWare ESXi (plus ou moins pourvu en CPU/Memoire) ainsi qu’un ensemble de disques SSD et SATA composant l’espace de stockage associé. Au passage, sachez que pour les inconditionnels d’Hyper-V, j’ai appris que Simplivity prévoyait bientôt de proposer des solutions basées sur l’hyperviseur de Microsoft. Un tout en un, donc, prêt en quelques dizaines de minutes après le paramétrage initial et son intégration à un vCenter (5.5 et 6 sont supportés). Simplivity fournit deux plug-ins différents : un pour l’indécrottable client lourd de VMWare et un directement compatible avec le web client. Toute l’administration de l’OmniCube se fait via ces plug-in.

Le serveur dispose donc de ses datastores, montés via NFS et mis à disposition via l’interface OmniStack. Il est également possible de rendre disponible cet espace NFS pour d’autres serveurs “externes”, mais ce n’est visiblement pas le choix pris par l’immense majorité des clients de Simplivity. J’y reviendrai en fin d’article.

Pour le fonctionnement “local” des VM hébergées sur la machine, on reste dans des standards de fonctionnement, avec bien sûr toutes les fonctions habituelles d’un stockage dédié aux VMs, moderne et performant : clones instantanés ou presque, snapshots, dé-duplication, compression etc. … Simplivity insiste en particulier sur ses mécaniques de protection de données. J’hésite à parler de sauvegarde, pour ne pas m’attirer les foudres des RSSI et de nombreux DSI, mais lorsque Omnistack réalise un “backup” d’une machine virtuelle, mieux que de ne réaliser qu’un snapshot en interne, c’est une réelle copie complète de sa table de localisation des blocs uniques dont elle est constituée. A ce titre, on obtient un vraie copie autonome de l’image de la VM, en dehors de la localisation physique de ses blocs, mutualisés sur l’espace de stockage primaire.

La grande force d’OmniStack 3.0, la couche matérielle et logicielle constituant le noyau des OmniCubes, ce sont ses capacités d’interconnexion entre noeuds. Partant du principe que chaque Omnistack dispose d’un certain nombre de blocs uniques déjà écrits, lors de réplications ou copies de VM entre deux boitiers (via un storage VMotion par exemple) seuls les blocs non déjà disponibles sur le boiter de destination sont réellement échangés, il n’y a pas de ré-hydratation des données dé-dupliquées. On retrouve ici un fonctionnement très similaire à Avamar, dans un autre domaine. Cela ouvre des perspectives très intéressantes en matière d’économie de bande passante, notamment en environnement très éclaté type ROBO. Les storage vMotion bénéficient aussi de ces optimisations, rendant le déménagement d’une VM d’un cube à l’autre particulièrement rapide, même si les datastores ne sont pas techniquement partagés par les deux ESXi en cause.

Au final, on obtient une solution très lisible techniquement, très intégrée et particulièrement adaptées aux multi-sites. Ca sent bien le PoC d’ici quelques mois chez nous, si nous en avons la possibilité ;) . Par contre, je ne pense pas qu’on puisse répondre à 100% des cas avec Simplivity eu égard aux choix très restreint des configurations. Si vous avez besoin d’une “monster VM” avec un disque de 50 Go pour du calcul ou à l’inverse une petite VM avec 20 ou 30 To utiles connecté sur celle-ci, pas sûr que ce soit la meilleure alternative. A étudier en fonction de vos conditions de production, comme toujours.

Pour terminer, je tiens à remercier chaleureusement Nicolas de Simplivity ainsi que Olivier de la société Bordelaise DOZIT-OCEA TELECOM que j’ai rencontré en même temps, par pur hasard. Olivier connaissait déjà très bien les solutions OmniCube et les distribue depuis un certain temps. Cela nous a permis d’échanger aussi sur les retours des clients français ayant fait le choix Simplivity : visiblement ils sont dithyrambiques autant sur la technologie que sur le support, ce qui ne gâche rien. En somme, une technologie présente depuis quelques années, donc désormais mature et des clients satisfaits qui en redemandent : je vous parlais tout à l’heure de la surprise de ne voir qu’un seul “x86” au sein de chaque boite. Il se trouve que la plupart des clients pourraient techniquement ajouter des serveurs externes et les connecter via NFS aux divers datastores des Omnicubes, mais il ne font en général pas ce choix et continuent d’acheter des noeud supplémentaires (sans doute plus cher), augmentant du même coup les performances globales de leur stockage “distribué” entre les différents OmniCubes dont ils disposent déjà. Un choix, qui en dit long sur la confiance et le niveau de satisfaction.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Simplivity, bien entendu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *