Ravello Cloud : un peu de pratique

Vous avez sans doute pu lire mon billet récent de découverte de la philosophie et de l’interface du cloud public proposé par Ravello Systems, société Israélienne qui fait le buzz depuis quelques mois déjà en matière de solutions cloud. Après ce premier contact, comme nous sommes vous et moi des personnes ayant la technique chevillée au corps et comme j’ai adoré leur outil de cloud design, je vous propose un deuxième billet beaucoup plus pratique avec comme objectif de vous présenter toutes les étapes d’une construction simple : la création, l’instanciation et l’installation d’une machine virtuelle tournant sur une de mes distributions Linux fétiche depuis plus de 20 ans maintenant : Linux Debian.

Voici les étapes que nous allons suivre :
1. Upload de l’image de debian 7 chez Ravello
2. Création d’une VM simple et attachement de l’image debian à celle-ci
3. Revue de production (^^)
4. Publication
5. Mode console et installation
6. Tests de connexion depuis le Net

La première étape consiste donc à uploader une image de la distribution Linux Wheezy (Debian 7) chez Ravello. Pour se faire, nos hôtes ont tout prévu en mettant à disposition un outil d’importation générique “VM Import tool” qui vous permet de récupérer aussi bien une image iso classique qu’une OVA déjà packagée ou même une importation d’une VM directement depuis votre vCenter ! Ici, nous allons nous contenter (je vous laisserai découvrir les autres possibilités vous-mêmes…) d’uploader l’image iso debian7. Une fois l’outil en question installé (il existe une version Linux, Windows et Mac OS … que demande le peuple !), on suit bêtement les instructions et tout se passe de manière fluide. La seule chose à vérifier, c’est de disposer d’un accès au Net sans trop de contrainte (je ne sais pas si VM Import Tool est capable de supporter les proxys). Au bout de quelques temps, vous allez retrouver votre image directement dans la section Library->Disk images.

Ensuite, nous allons créer la VM proprement dite. On commence d’abord par créer une application, puis, à l’aide du framwork, on va préparer une nouvelle machine (j’ai pris une VM “Empty” tout simplement, la version la plus dépouillée des VM disponibles). On va customiser quelques infos, comme le nom de la VM, le type de disque (je l’ai passé de l’IDE de base à du LSI Logic SAS). On attache également le l’image iso sur le vCD-ROM. On vérifie ensuite que le service “publié” SSH est au moins présent. Ce service sera donc disponible depuis le net, via le routeur WAN par défaut, créé lors de la création de l’application. Comme déjà évoqué dans mon premier billet, à chaque création d’application, le framework vous rajoute de-facto tous les services “de base” pour assurer un fonctionnement nomminal de votre VM, à savoir : un serveur DHCP, un routeur WAN permettant de sortir sur le Net facilement et un serveur DNS minimal assurant les fonctions de DNS local et relai DNS vers l’Internet.

Avant de publier l’application, une petite revue de prod comme on dit. Ici l’objectif est de vérifier juste que les coûts annoncés sont conformes à nos contraintes éventuelles ainsi que sélectionner le type de consommation désirée : orienté coût ou orienté performance.
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La publication transforme votre design initial en une infrastructure tangible sur le cloud sélectionné en fonction des critères choisis. Dans la foulée, la VM est démarrée. Toute cette opération prend quelques minutes. Difficile de dire quel temps mettrait une instanciation d’une dizaine de VM et à forcieri plusieurs centaines, mais pour un premier test, c’est tout à fait satisfaisant. On note ici que lors de la publication, il est possible d’indiquer un timeout après lequel l’ensemble virtualisé est stoppé. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises de facturation, notamment sur les environnements de Test&Dev…

“Up and running” ! On va pouvoir utiliser cette nouvelle ressource. La connexion à la console de la VM est très simple, via un bouton dédié dans l’interface. La encore, j’insiste lourdement sur l’aspect fluide de l’ensemble du framework, en dehors du VM Import Tool, tout le reste se fait sur un navigateur HTML5 et POINT ! Pas de java, pas d’ActiveX, pas de Flash (VMWare, tu nous entends, là ?) … et l’ergonomie en prime, un régal. J’anticipe la question : non je n’ai rien reçu de Ravello Systems, ni en cash ni en nature :) . Une fois sur la console, le reste est traditionnel et je ne m’étendrai pas dessus : l’installation se déroule sans accro. La réactivité de la machine est très bonne, sans surprise.

Enfin, clou du spectacle, une fois la machine opérationnelle et grâce à toute la pré-installation de l’environnement (DNS, DHCP etc. …) vous pouvez dors et déjà vous connecter en SSH depuis le net au host dynamique fourni par Ravello, ici debian7-debian7-drvbxvug.srv.ravcloud.com. Si nous avions créé d’autres services comme du HTTP/HTTPS ou de l’IMAP, par exemple, de la même façon, ces protocoles auraient été accessibles directement via ce FQDN généré à la volée.

La conclusion est sans appel pour moi : le cloud de Ravello et surtout son interface de gestion et d’exploitation/administration est de loin une des plus aboutie et efficace que j’ai pu testé jusque là, tout produit de SDDC confondu. Certes, il faudrait sans doute aller plus loin pour atteindre quelques limites et pondérer un peu ce premier ressenti, mais tout laisse à penser que les ingénieurs de la société on vraiment eu la motivation et les compétences pour réaliser une intégration parfait de l’ensemble des composants nécessaire à produire un tel service et c’est vraiment une prouesse vue la complexité de la tâche. Ceux qui ont déjà monté des solutions de cloud privé savent de quoi je parle, sans doute …

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