Nutanix, partie 1 : que de chemin parcouru !

Certain(e)s crieront au blasphème, d’autres sauteront de joie, mais je pense que personne parmi mes chers lecteurs ne sera indifférent à cette nouvelle série de billets… Il fallait bien que cela arrive : me voila avec enfin assez de temps pour vraiment parler de Nutanix et vous proposer ma perception de la société elle-même, de son parcours depuis ces 5/6 dernières années et bien sûr de sa suite logicielle. Je souhaitais le faire depuis très longtemps, mais il aura fallu quelques “alertes professionnelles” (dont je reparlerai) et un créneau favorable pour que je me lance finalement dans de la lecture sérieuse à ce sujet tout en me plongeant plus concrètement dans la solution “free-to-use” du constructeur, Nutanix Community Edition.

Ceci étant, ne vous méprenez pas : malgré le peu d’articles consacrés à cette société (3 billets en tout et pour tout, sur plus de 400 maintenant), j’aime beaucoup Nutanix, ne serait-ce que pour son logo qui me rappelle de bonnes années à jouer sur une certaine console de jeu … ^^

D’abord et avant tout, je considère (et pas que moi d’ailleurs) que Nutanix est sans doute, aujourd’hui, le plus gros concurrent de VMware. Ce n’est pas si évident à première vue, pourtant. Initialement, l’entreprise s’est plutôt présentée comme un intégrateur matériel et logiciel. A contrario, VMware a toujours affiché sont ADN de software-company et est particulièrement ouverte aux partenariats avec des constructeurs de tout poils.

Mais a y regarder de plus près, on ne peut que constater que Nutanix avance ses pions progressivement et est en train d’aligner une alternative crédible et percutante face aux solutions phares de VMware/Dell : Acropolis face à ESXi et VSAN, Prism/Calm face vSphere, et par extension, Nutanix Entreprise Cloud face VxRail … et j’en passe certainement. D’ailleurs, j’en ai pas mal parlé avec des connaissances professionnelles et en particulier avec des ingénieurs de talent d’Axians lors du dernier VMworld (poke Mikael et Damien !). Même si je n’étais pas d’accord avec tous les arguments exposés, on ne peut que reconnaître une stratégie de concurrence de plus en plus frontale.

La seule chose qui lui manque encore vraiment aujourd’hui est un équivalent de NSX. Ceci étant, je ne doute pas que ce soit déjà dans les cartons et sans doute basé sur de l’Open Source (OpenDayLight ?). En attendant, il faut remarquer que Nutanix travaille déjà avec des partenaires comme Cisco ou Plexxi, mais ce n’est pas encore au niveau fonctionnel et d’abstraction d’un NSX-V ou NSX-T.

J’apprécie aussi Nutanix pour une raison plus personnelle : j’ai découvert l’entreprise lors de mon premier VMworld en 2012 (6 ans déjà). A l’époque, l’hyper-convergé était encore regardé avec une certaine curiosité dubitative par le marché, alors que la société avançait à grand pas et se taillait déjà la part du lion sur ce segment naissant. J’ai eu la chance de discuter sur le stand avec les ingénieurs présent à ce moment, et cela m’a marqué : enthousiasme, compétence, vision, esprit startup … tout était prêt pour que ce pure player HCI grandisse vite, très vite.

Trop vite même ? On en reparlera dans un prochain billet, mais nul doute que Nutanix est aujourd’hui, malgré son succès indéniable, à la croisée des chemins avec une très grosse dette, un modèle économique pas encore stabilisé et encore quelques marches importantes à franchir pour pouvoir enfin devenir “viable” à long terme.

Enfin, pour illustrer la dynamique de Nutanix sur le secteur de l’IT depuis quelques années, on ne peut que rester admiratif de l’annonce en juillet dernier du partenariat avec IBM (à lire ici). La aussi, cela a fait mouche : la facilité d’administration et la souplesse du logiciel Nutanix allié à une plateforme AIX sur IBM Power (qui reste un plateforme encore bien présente dans certains secteurs ou avec certains type d’applications) en dit long sur la capacité de l’entreprise à trouver de nouveaux débouchés et faire bouger les lignes ! Qui n’a jamais rêvé de VM “Power” aussi faciles à exploiter qu’une VM x86 ? Franchement ? Avouez ? … vous préférez vraiment passer des heures sur VIO ? Je ne peux pas le croire ^^

Mon petit doigt me dit qu’il pourraient sûrement annoncer la même chose sur ARM dans un avenir pas si lointain :)

Le prochain billet sera beaucoup plus technique avec un tutoriel d’installation de Nutanix CE sur VMware Fusion (applicable aussi à ESXi 6.5), avec quelques hints & tips pour que vous alliez plus vite, après avoir moi-même un peu tâtonné au début.

Comme quoi, tout vient à qui sait attendre, n’est-ce pas James ;)
A très vite pour la partie 2 !

EDIT : La deuxième partie, à lire ici.

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