Nos investissements 2017

Il y a quelques semaines, j’avais publié un billet de fond sur l’évolution de stratégie stockage/virtualisation en perspective de la prochaine définition de notre schéma directeur système d’information de 2018 à 2022. A l’époque je vous avais présenté les options possibles et le contexte dans lequel on devait s’inscrire pour préparer ce nouveau SDSI. Vos retours dans les commentaires avaient d’ailleurs été très intéressants et je vous en remercie !

Entre temps, les choses se sont pas mal accélérées, principalement à cause de contentions que nous devions absolument traiter rapidement et il nous a fallu faire des choix en avance de phase pour pouvoir sécuriser l’année 2017. Voici les conclusions de nos discussions de fin d’année et les investissements que nous avons enclenché pour répondre à ces contraintes.

Le TIER2

Aujourd’hui, notre TIER2 virtualisation repose sur des EMC VNX 7500 (fin de maintenance en Mars 2018). Ce sont de bonnes machines, mais les coûts d’extension et de maintenance associés accusent le poids des années et deviennent prohibitifs. Or, ces machines sont quasi pleines aujourd’hui et il nous fallait trouver une solution “temporaire” pour pouvoir disposer de l’espace disque disponible afin d’assumer l’année 2017. La première option était tout simplement de rajouter du disque sur les baies existantes. Sauf qu’en terme de coût d’achat et de ROI, c’était une hérésie complète : dépenser une centaine de K€ (au bas mot) en disques SAS et SATA sur des baies ayant déjà 5 ans et vouées à être remplacées dans un an n’était plus envisageable.

D’un autre coté, anticiper le SDSI et travailler dans l’urgence pour redéfinir l’aspect de notre TIER2 (notamment) à partir de 2018 n’était pas non plus possible faute de temps. Il fallait donc “faire quelque chose” mais le faire vite sans trop dépenser et sans trop se tromper. Pas facile :)

Malgré tout, après pas mal de discussion en interne et avec nos fournisseurs, nous avons pris la décision d’investir dans de nouvelles baies “classiques” de type EMC Unity-F (full-flash) disposant d’une connectivité FibreChannel. Le coût était proche de celui de l’extension de nos VNX (c’est dire l’évolution des prix du flash !!) et on repartait sur de nouvelles machines toutes neuves, à l’état de l’art en matière de performance et de souplesse. De plus, cela nous permettait d’être paré pour recevoir des workloads en mode block résiduels issus des vieilles VNX lors de leur dé-commissionnement. On gagnait sur tous les tableaux (ROI, technique, continuité de service) sans pour autant se ruiner avant le SDSI.

Ces Unity-F sont actuellement en commande et viendront soulager nos VNX 7500 tout en assurant la volumétrie nécessaire à l’évolution normale de nos workloads durant l’année prochaine. Et le mieux : on va bien entendu les connecter via notre VPlex, donc pas d’évolution de notre PSI :)

Le problème des espaces bureautiques

Un autre problème prégnant depuis plusieurs années, que j’ai déjà évoqué, était la consommation d’espace toujours plus importante de certains grands volumes CIFS, mis à disposition de quasi toute l’institution. Pour le moment, ces shares étaient servis via les têtes NAS Celerra de nos VNX 7500. Or, comme nous ne voulions plus réinvestir sur ces machines pour si peu de temps, il fallait aussi trouver une solution pour tenir 2017 sans hypothéquer les discussions plus générales lors du SDSI. Alors, que faire !? Et bien, malgré le peu de temps disponible nous l’avons tout de même pris pour essayer de résoudre nos soucis de “bureautique” définitivement (ça traine depuis des années en fait).

Mais, est-ce que nous n’avons pas déjà un outil/système qui fonctionne, répond à la question et dont le cycle de vie nous permet d’envisager sa pérennité pour les prochaines années, sans prendre de risque ? ISILON Bien sûr ! En effet, quoi de mieux qu’un grand volume unifié capable de faire de l’auto-tiering automatique et transparent vis à vis de nos utilisateurs, dont le coût au To est le plus faible chez nous et qui ronronne depuis plus de 2 ans maintenant ? Alors, évidemment, il nous fallait tout de même l’adapter à des workload plus interactifs que ceux d’aujourd’hui pour pouvoir reprendre les shares bureautiques, mais c’était un moindre mal que de ré-investir dans un nouveau système NAS. Nous avons donc opté pour une extension de nos deux clusters Isilon existants.

Aujourd’hui nos deux clusters répliqués sont équipés chacun de 4 Noeuds NL-400. Nous avons étudié les options possibles avec Dell EMC et nous sommes fixé sur l’ajout d’un pool supplémentaire basé sur 3 Noeuds S-210. Cela va nous permettre d’ajouter du stockage plus rapide et capable sans problème d’assurer des temps de réponse satisfaisant notamment pour nos profils errants Windows, mais également la volumétrie nécessaire (25 To utiles par cluster). Il va maintenant falloir réaliser la migration des shares, que nous allons sous-traiter entièrement durant le premier semestre 2017.

Cela nous offre aussi la possibilité de changer de paradigme vis à vis des sauvegardes des données non structurées. Nous avons par ce biais opéré une petite révolution culturelle, mine de rien : on ne parlera plus de sauvegarde pour la bureautique, mais de protection de la donnée (snapshots glissants + replications décalées) ! Et, que demande le peuple, notre RSSI est avec nous ! Ce n’est pas rien quand on connait la lourdeur actuelle de ce type de backup en mode NDMP qui monopolisent nos appliances Avamar/Datadomain …

Vers l’infini et au delà !

Certes ces dernières semaines de travail ont été particulièrement intenses et stressantes, car il fallait aller vite sans se précipiter et sans trop verrouiller les choix futurs de notre SDSI 2018-2022. Nous étions, de plus, sur la corde raide en matière d’investissement, 2017 étant une année d’attente et de transition vers un nouveau cycle d’investissement.

En l’état, les deux options prises semblent répondre à tous nos critères, nous enlevant du même coût la question épineuse des shares bureautiques, à traiter au départ durant l’année prochaine. D’autre part, l’investissement consenti, même s’il est plus important que prévu initialement en 2017, est réalisé sur des technologies éprouvées, à l’état de l’art et dont nous sommes certains qu’elles ne seront pas mise à la poubelle d’ici un an.

8 thoughts on “Nos investissements 2017

  1. Cédric Cédric says:

    Erwan, tu peux me faire une petite prose sur ta bibliothèque d’admin PowerShell pour Unity ? J’aimerais faire un billet pour te faire de la pub !

    Merci !
    Cédric

  2. Cédric Cédric says:

    On étudie la question, en fonction du coût et du budget disponible en 2017. Sinon, ce sera intégré au ré-investissement 2018 (avec ViPR sans doute aussi)

  3. Pierre says:

    Eyeglass n’est pas trés cher et c’est bien pratique.
    Pour la migration de shares vers Isilon, il existe Dobiminer, c’est un super produit et pas trés trés cher.

    Pour ViPR c’est un produit génial, mais c’est horriblement cher, presque autant que notre XtremIO :-(

  4. Cédric Cédric says:

    Je ne connaissait pas DataDobi, je vais zieuter, merci Pierre !

    Pour ViPR… bon, si c’est juste le controlleur, au pire on peut l’installer sans support ;) … après, je suis surpris, mes premières simulation ne paraissaient pas hors de prix ?

  5. Pierre says:

    Comme tous les produits basés sur la volumétrie, ca pique sur les grosses surfaces…
    Dommage car quand on le voit fonctionner c’est magique, que ce soit la partie Controller ou la partie SRM…

  6. Cédric Cédric says:

    Pour la volumétrie, il faut négocier “on a pas de sous mais votre produit est super” … “mais bon, on a pas d’argent” … “mais on veut l’acheter hein” … “c’est dommage”

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