Easyvirt DCscope, un Nantais à l’assaut de vRealize Operations !

MAJ 15h30 : Je suis passé à coté de certains indicateurs de supervision dont je déplorai l’absence, justement. C’est désormais corrigé ! Merci à Martin pour les informations complémentaires.

Le monde de l’IT est formidable : vous n’en avez jamais fait le tour. Tous les jours ou presque naissent de nouvelles sociétés, de nouvelles offres, appelées, sinon à à bouleverser le marché, au moins avec l’ambition de le bousculer en y ajoutant un alternative, voire une nouvelle approche face aux problèmes. La société Easyvirt, basé à Nantes et établie depuis 5 ans maintenant, répond parfaitement à ce cahier des charge avec une offre de produits destinés à la supervision, le capacity planning et la gestion de l’énergie au sein de vos datacenters. En effet, l’offre d’Easyvirt est très orienté autour du Green IT, notamment avec son produit phare : DCscope.

Destiné avant tout aux productions d’une dizaine de VMs à environ 1500 en environnement VMware, DCscope se veut une alternative plus légère (et moins chère !) à vRealize Operations apportant malgré tout l’essentiel des métriques permettant de suivre l’activité de vos machines virtuelles et hyperviseurs sur le long terme.

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Installation et récolte des données

DCscope ne déroge pas à la règle désormais quasi universelle des produits et services s’appuyant sur les architectures virtualisées : il est livré sous forme d’OVA à importer directement sur votre infrastructure existante. Premier bon point, ses besoins en ressources sont relativement modestes avec une VM unique, basée sur Linux Debian, dédiée à l’activité de collecte et de reporting disposant de 2 vCPU et 8 Go de RAM seulement. Une fois déployée, vous vous connectez à un assistant d’installation en mode web pour réaliser le paramétrage initial. Celui-ci se résume à connecter l’appliance à votre vCenter (techniquement, il est possible de connecter plusieurs instances vCenter, mais il faut contacter spécifiquement Easyvirt pour cela) et entrer votre clef d’activation, obtenue auprès de la société.

Malgré cette simplicité apparente, mes premières expériences de déploiement ont été un peu rocambolesques. Voulant bien faire, Easyvirt a insisté pour que je teste directement une nouvelle version de DCscope, corrigeant certains bugs et ajoutant des fonctions diverses. Malheureusement, cela a conduit à quelques aller-retours et sans rentrer dans le détail, plusieurs déploiements infructueux. Au moins, cela m’a permis de constater l’implication très forte de l’ensemble de la société (et même de son boss, Martin Dargent) dans la résolution des divers incidents. Le seul petit reproche que je pourrait faire à ce sujet, c’est que la fourniture d’une clef d’activation nécessite un échange de mail, qui peut prendre du temps (et en faire perdre un peu, forcément). Ma suggestion : proposer directement dans l’interface de cocher une option “trial” de 30 ou 60 jours par exemple.

Une fois ces petits désagréments réglés, il a fallu que je laisse le temps à l’appliance de récolter suffisamment de données pour commencer à explorer ses fonctionnalités. C’est en effet, un autre aspect un peu déroutant au départ, surtout par rapport aux autres produits que j’ai pu tester jusque là : il faut un minimum de 24 heures avant de voir le moindre graphique s’afficher.Il faut donc prendre son mal en patience une fois le produit installé et paramétré (je l’avoue, ce n’est pas mon fort, surtout pour des PoC ^^).

L’interface et les fonctionnalités

La première chose qui tranche par rapport, au hasard, à vROps, c’est que DCscope est basé sur un moteur web très léger et rapide. L’affichage est fluide et tous les tableaux s’affichent en général instantanément. L’ergonomie générale est très bonne, sauf pour la gestion des filtres que je trouve assez “mal fichue”, mais j’y reviendrai plus tard.

Vous disposez d’un tableau de bord général présentant globalement l’activité de votre production, avec les métriques habituels (conso CPU, mémoire, comportement des VMs etc.). Vous avez aussi la possibilité de gérer un embryon de billing en rentrant quelques éléments de coût simples. Enfin, la plupart des zones d’affichage sont contextualisées et certains pop-up apparaissent lorsque vous vous attardez sur une VM ou un élément de graphique spécifique, pratique pour le coup d’œil.

Un double-clic sur la heatmap des VMs vous dirige directement vers les graphiques spécifiques de la machine virtuelle pointée.

La section “DC Views” présente deux heatmap spécifiques à la consommation comparée du CPU et de la mémoire de chaque VM, permettant de repérer les gros consommateurs. Au sein de cette section, on dispose aussi d’un diagramme de flux sensé vous proposer une vue hiérarchique des ressources consommées, par serveur, VM etc. Clairement, pour une relative “grosse production” comme chez nous (plus de 1600 VMs aujourd’hui) cet affichage est totalement inutilisable si vous ne filtrez pas les équipements affichés, mais j’imagine que pour des petites infrastructures, cela peut présenter un intérêt plus concret.

Ensuite viennent deux sections très semblables vous présentant l’inventaire des VMs et serveurs présents et vous permettant d’aller rechercher directement par nom ou identifiant celui ou celle que vous désirez inspecter. C’est rapide et facile. On retrouve d’ailleurs, pour les VMs, les graphiques obtenus via un double-clic sur la heatmap du tableau de bord général.


MAJ 15h30 : cela m’avait donc échappé, dans les sections VM overview et Server overview, vous pouvez, pour chaque grand type d’indicateur (RAM, CPU, Mémoire, Disque) aller chercher des métriques spécifiques comme la latence moyenne, le pourcentage de CPU ready etc. … Particulièrement intéressant pour du troubleshooting évidemment. Cela vient un peu modifier mes conclusions vis à vis des limites “diagnostiques” de DCscope (lire plus bas).

Coté stockage, la section est relativement simple et présente l’ensemble des datastores avec un historique de consommation, ainsi qu’un petit camembert indiquant le “poids” du datastore inspecté par rapport à l’ensemble du stockage provisionné à vos ESXi (hors RDM). De ce coté là, je trouve qu’il manque un peu de rapports agrégés, par cluster Storage DRS par exemple, pour y voir un peu plus clair. Ceci étant, il faut se rappeler ici de la cible “PME” de DCscope, n’ayant sans doute pas déployé toutes les technologies offertes par vSphere et adapté à des workloads plus importants. Autre petit reproche, la vue du stockage n’est pas “filtrable” et donc vous avez une liste complète de l’ensemble des volumes, sans un seul champ de recherche.

La section “Energy analysis” est particulièrement synthétique et présente la consommation (et les coûts associés) de l’ensemble de vos machines. Effectivement, vu l’orientation très “Green” d’Easyvirt, cela parait normal que ce type de graphique soit mis en avant. La aussi, la vue non filtrée est difficile à exploiter, par contre, en sélectionnant un regroupement particulier de machines, on y voit beaucoup plus clair. Bizarrement, certains de mes serveurs ne renvoyaient aucune information de consommation, alors qu’ils sont tous identiques techniquement. Je n’ai pas trop creusé, mais il s’agit peut-être d’un souci de sonde IPMI ou d’un paramétrage BIOS particulier, à voir.

Les sections “Recommendation”, “Capacity planning”, “Troubleshooting” et “KPI : Key Performance Indicator”, présentent divers aspects de votre production et compilent certains métriques utilisés par les sections précédentes mais sous une forme plus “décisionnelle” et sont, comme toujours avec ce type de graphiques, à prendre sur la durée et avec du recul sur l’activité. Il est vrai que je n’ai pas eu suffisamment de temps pour rentrer plus avant dans ces sections, mais si vous souhaitez en savoir plus, comme toujours, n’hésitez pas à contacter les Nantais d’Easyvirt, ils se feront un plaisir, j’en suis sûr, de vous expliquer tout cela dans le détail.

Les filtres

Enfin, un petit mot sur les fameux filtres dont j’ai parlé plusieurs fois. Ils vous permettent, comme leur nom l’indique, de filtrer les tableaux et graphiques présentés (à l’exception notable de la section “Storage Overview”) à certains serveurs, certains groupes de VMs ou certaines périodes de temps. Sur le principe, c’est une très bonne idée, cependant, dans la pratique, je trouve l’implémentation assez laborieuse et peu claire. Evidemment, c’est un sentiment très personnel et j’imagine que certains trouveront au contraire leur fonctionnement limpide, mais je pense qu’une évolution vers, par exemple, un système d’assistant serait bien venu plutôt qu’une approche très “roots” regroupant sur une même page la sélection des éléments, l’édition des filtres, leur suppression etc. Je ne pense pas être empoté à ce point, mais il m’a fallu quelques minutes pour comprendre le fonctionnement exact de la vue des filtres et commencer à les utiliser, même en faisant l’effort surhumain d’aller lire la documentation ^^. Bon au final, sachez-le, une fois la philosophie comprise, ce n’est pas si compliqué que cela, surtout quand cela devient votre outil de travail quotidien :)

Alors, on jette vROps et on prend DCscope ?

Oula, pas si vite, pas si vite. Aujourd’hui, vROps offre un niveau de granularité et un nombre de métriques sans commune mesure avec ceux présentés par DCscope. De même, les clients cibles des deux produits sont vraiment éloignées les uns des autres, tout comme leurs coûts d’ailleurs. A ce sujet et sans trop rentrer dans le détail, sachez qu’Easyvirt propose deux modes de licensing : un mode classique d’achat (à la VM autour d’une cinquantaine d’euros par VM +20% de maintenance par an) et un mode de location (avec un coût moyen annuel d’une dizaine/quinzaine d’euros par VM), le tout étant dégressif en fonction de la taille de votre production. Si cela vous intéresse, je vous conseille évidemment de vous rapprocher d’EasyVirt pour obtenir une simulation adaptée.

Au final, DCscope s’avère être un outil dans l’ensemble très pratique et élégant, regroupant, de mon point de vue, l’essentiel des informations pour gérer production petite ou moyenne. Ses fonction ne se limitent pas à de la supervision quotidienne ou de la détection d’incident mais offrent également de travailler aux résolutions de problèmes de contention divers, via les graphiques spécifiques à chaque VM et/ou serveur. On ira cependant pas aussi loins – pour le moment – que vROps, mais DCscope suffira amplement pour une production modérée à moyenne, je pense.

Ceci étant, vu la réactivité et la proximité de l’ensemble d’Easyvirt pendant ce PoC, je ne doute pas de leur volonté de continuer à raffiner leur outil et lui ajouter au fil du temps des fonctions complémentaires à celles déjà présentes aujourd’hui. Visiblement, DCscope est dans un mode d’évolution très rapide et à ce rythme Easyvirt pourrait devenir un acteur avec qui compter sur le segment des PME. Je remercie d’ailleurs très sincèrement Martin, Frédéric et Thierry pour leur disponibilité !

Cet article ne se veut pas être un test exhaustif de DCscope, bien sûr, mais juste un moyen d’attiser votre curiosité et vous inviter à tester vous même le produit. Pour cela, rendez-vous chez Easyvirt : DCscope.

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