Après PegaProx, déjà excellent, que je vous ai présenté il ya quelques jours, un nouvel outil fait le buzz en ce moment : il s’agit de Proxcenter, qui ambitionne ni plus ni moins de littéralement remplacer entièrement l’interface de Proxmox, assez rude il faut le dire, avec une ergonomie repensée et des fonctionnalités bien plus puissantes. Il y a tellement à dire sur ce produit que je ne vous propose pas un mais deux articles de blog pour le découvrir en profondeur.

Première particularité, cocorico, Proxcenter est développé par un Français, Emmanuel Revy (j’espère vous proposer une interview très bientôt). Comme PegaProx, Pulse ou ProxMenuX (déjà évoqués sur ce blog), il se distingue par son approche open source, gage de transparence du code et de sécurité. Autre point clé : bien que tout juste sorti, Proxcenter existe de base en deux versions, une communautaire gratuite, qui couvre les fonctionnalités de base (que nous explorerons dans cet article), et une version Entreprise, payante (200 €/an par nœud Proxmox environ), qui ajoute des fonctionnalités avancées comme la micro-segmentation, la gestion du Dynamic Resource Scheduling (DRS pour les intimes), la réplication Ceph entre site et le déclenchement de PRA, la génération de rapports, un RBAC granulaire … et j’en oublie certainement.

Autant dire qu’il y a du boulot ! Dans cette première partie, je vous propose une présentation générale de l’outil, un tour d’horizon des fonctionnalités accessibles dès la version community, et un avant-goût de ce qui vous attend dans le second volet, dédié aux fonctionnalités avancées, notamment un truc que je kiff particulièrement, si vous me suivez depuis longtemps, vous le savez déjà : la microsegmentation. (Note : les features liées à Ceph ne seront pas abordées, faute de lab suffisant pour les tester… malheureusement)

On commence par le plus simple et rapide, l’installation de ProxCenter. Basée sur Docker Compose, l’opération est très simple et dispose d’un script Shell qui monte toute la pateforme en une seule fois :

Une fois l’installation terminée, vous pouvez immédiatement configurer votre premier cluster Proxmox. À ce stade, une bonne pratique s’impose : privilégiez systématiquement les adresses IP statiques plutôt que les FQDN pour la connexion. Un outil d’infrastructure se doit d’être robuste, y compris face aux pannes les plus insidieuses, comme, au hasard, une une défaillance DNS, le maillon souvent faible de toute infrastructure de production. (Oui, vous savez, le truc qu’on oublie totalement jusqu’à ce que tout plante … et qu’on se souvienne, un peu tard, qu’il était vital.)

Autre point de vigilance : la syntaxe et les permissions des tokens d’accès. Que ce soit pour vos nœuds PVE ou vos serveurs Proxmox Backup Server, vérifiez scrupuleusement Le format du token (un caractère mal placé, et c’est l’erreur 40x assurée) et Les droits associés.

Notamment, voici deux copies d’écran qu’il ne faut pas louper lorsque vous préparez votre environnement (les petites boies à cocher sont importantes … (Privilege Separation, notamment) :

Une fois connecté à votre cluster, ou machine PVE, vous pouvez vous lancer dans la découverte du produit. Et là, c’est des étoiles plein les yeux, franchement. Tout est dispo directement, la connexion aux consoles des VM, les visualisations diverses, les bouton qui étendent les fonctions disponibles en mode réduction. Notamment, j’aime beaucoup la section Topologie qui vous permet en un coup d’oeil de comprendre, et présenter le cas échéant, votre infrastructure et les piliers sur lesquels elle s’appuie :

Vous pouvez aussi voir que des menus latéraux existent pour raffiner votre recherche, sans forcément sortir de la section où vous êtes. Comme déjà évoqué précédemment, c’est vrai pour la section Topologie mais plus généralement pour toutes les autres également. Voici un petit aperçu, mais ça va mieux en l’expérimentant vous même … et ben vous savez quoi … je vous propose, comme précédemment avec PegaProx, un accès direct à mon Lab pendant quelques jours (voir à la fin de l’article, le lien en question) :

La section backup est aussi très intéressante, mais précision importante, elle s’appuie sur l’API de Proxmox Backup Server, donc utilisez ce système si vous souhaitez une intégration parfaite au sein de Proxcenter. C’est, pour le moment en tout cas, la limite de la gestion des sauvegardes au sein de ce produit.

Ca donne ce genre de choses, en terme d’ergonomie et reporting :

Vous pouvez aussi, dans la section Dashboard, réorganiser les différents métriques et graphiques en tout genre comme vous les souhaitez. Tiens d’ailleurs, vous savez que Proxcenter reprend toutes les statistiques accumulées par Proxmox (via les archives rrd déjà présentes sur la GUI originale) pour vous les afficher, j’ai trouvé ça super malin, pour éviter de repartir de zéro sur vos plannings de capacité et monitorings de performance !

Ceci dit, n’hésitez pas à vous appuyer sur la solution de Proxmox, si vous démarrez ou exploitez une infra Proxmox. Veeam c’est bien, et compatible avec Proxmox désormais, mais ça coute cher ! PBS au contraire s’appuie sur le même licensing optionnel que Proxmox, il contient également des raffinements en matière de réduction de données et vérification des sauvegarde. Vous auriez tors de vous priver, d’ailleurs n’hésitez pas si vous voulez un article spécifique sur PBS, je pense que ce serait une bonne idée que de vous présenter cela un jour 🙂

Et pour terminer, en attendant le prochain article sur notamment la microseg, un petit « sneak peak » de ce qui vous attends dans la version Entreprise :

Vous voyez, encore beaucoup de choses à découvrir, tester et partager avec vous. Peut-être d’ici demain … à voir si j’ai assez de temps, à mince … c’est vrai qu’il n’y a que 24 heures dans une journée 🙂

Et je terminerai cet article par un échange avec une personne sur LinkedIn, où je développais le fait que, pour moi, l’ergonomie et la facilité d’utilisation étaient aussi importantes que la fonctionnalité brute, surtout quand on cherche à favoriser l’adoption d’un nouveau produit au détriment d’un autre en limitant les frictions interactives. C’est exactement le cas de Proxmox aujourd’hui, et en ce sens, je pense que Proxcenter a vraiment une carte à jouer, d’autant qu’il se défend aussi côté fonctionnalités !

Bref, vous l’aurez déjà compris, Proxcenter et est nouvel outil à appréhender mais qui montre la voie et semble, de mon point de vue, bien parti pour emballer beaucoup de monde … à suivre dans la partie 2 pour développer un peu ma conclusion !

Et n’oubliez pas, le lab est ouvert !

Lab vBlog.io : https://proxcenter.myvlab.ovh / user demo@vblog.io / password : DemoVBLOG

Références :
Proxcenter : https://proxcenter.io
Emmanuel REVY sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/erevy/

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