… et honnêtement, le combat va être vraiment passionnant, au point de commencer à voir poindre des écosystèmes complets, qui intègrent toutes ces briques avec un support unifié ? Regardons ça de plus près !

Vous connaissez déjà PegaProx si vous me suivez régulièrement. Et cette fois, Mistral, notre IA européenne m’a soufflé une comparaison qui résume plutôt bien la situation : gérer un cluster Proxmox, c’est un peu comme adopter un chat. C’est mignon, c’est relativement utile, ça peut même faire tourner de la prod sérieuse… mais dès qu’il s’agit de faire les mises à jour ou de vérifier la réplication, te voilà à 3h du matin en train de regretter tes choix de vie. (désolé, Dell, désolé, VxRail, mais bon, on sait tous que le « clic-bouton », c’est un peu comme le Père Noël : ça n’existe pas.). Heureusement, PegaProx est là pour combler l’une des grosses lacunes (pour moi en tout cas) de Proxmox : une gestion équilibrée des clusters et une interface graphique classe. Pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article dédié ici même.

La dernière version de PegaProx sortie récemment, introduit une fonctionnalité qui peut sembler anodine, mais qui révèle une ambition bien plus large : le support des hyperviseurs XCP-ng. L’air de rien, l’outil se rapproche peu à peu d’une solution agnostique, capable de fédérer différents environnements de virtualisation. Ça vous rappelle quelque chose ? Moi, ça m’évoque furieusement Morpheus, l’orchestrateur « pour les gouverner tous » que HPE tente de positionner dans son écosystème. Sauf qu’ici, c’est open source, européen, et sans lock-in. Franchement, ce que l’équipe de PegaProx arrive à accomplir en ce moment est assez génial et plein de promesses pour l’avenir !

Côté ProxPatch, on attaque un autre point noir de l’admin sys : les mises à jour et maintenances, ces tâches chronophages et souvent manuelles qui se terminent quelques fois en réinstall purement et simplement. Sous vCenter, c’est simple : on place un ESXi en maintenance, on applique les patches, et hop, on le réintègre. ProxPatch promet exactement la même fluidité pour Proxmox, avec une approche automatisée, en rolling, et sans downtime. Je n’ai pas encore pu le tester en conditions réelles (manque de temps et de surface de prod représentative, pour le moment), mais quand on sait que c’est signé Florian « Gyptazy » Hober, le même qui nous a pondu l’excellente solution de load balancing ProxLB, on peut raisonnablement parier sur la qualité du code. Donc, à vous de jouer : si vous l’avez testé, vos retours m’intéressent ! Tient-il vraiment ses promesses ?

Entre PegaProx, ProxCenter, ProxPatch, ProxLB, XCP-ng, Xen Orchestra, et tous les outils compagnons comme ceux d’EasyVirt, on sent monter une dynamique qui rappelle furieusement ce qui a fait la force de la tech américaine depuis 30 ans : de la coordination, une vision commune, et une vraie volonté de construire ensemble un business qui au final porte tout le monde. Alors pourquoi pas rêver un peu ? Et si, d’ici quelques mois/années, on arrivait à constituer une alternative crédible aux géants du secteur ? Une solution made in Europe et pourquoi pas, avec le reste du monde pour prouver qu’on peut faire aussi bien, sinon mieux, sans dépendre des caprices d’un certain « Roux » qui semble croire que le marché lui appartient ? (Oups. Ça m’a échappé.)

Et vous, vous en pensez quoi ? Ces outils ont-ils leur place dans votre stack ? Vous les utilisez déjà ? Dans quel contexte ? de la prod lourde et critique ?

PS : Un grand merci à Florian pour ProxPatch et aux contributeurs de PegaProx !

Références :
Le github de Florian – Gyptazy – Hober : https://github.com/gyptazy
Le github de PegaProx : https://github.com/PegaProx/project-pegaprox
Florian sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/gyptazy/
PegaProx : https://pegaprox.com
ProxPatch : https://proxpatch.de
Proxcenter : https://proxcenter.io
EasyVirt : https://www.easyvirt.com
Vates : https://vates.tech/fr/

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