PDM 1.0 atteint le statut GA après une phase de développement d’environ douze mois, ponctuée par des versions alpha et bêta successives. Proxmox Data Center Manager se présente comme une plateforme de gestion unifiée, visant à fournir une alternative aux solutions établies comme vCenter ou Xen Orchestra pour l’administration d’infrastructures virtualisées sous Proxmox VE.

Déploiement optimisé : L’installation repose sur une ISO autonome, embarquant l’ensemble des dépendances et un assistant graphique intuitif, ce qui permet un déploiement en quelques étapes seulement. Dès la finalisation de l’installation, l’utilisateur accède à une console centrale, offrant une vision consolidée des clusters, ainsi que des outils dédiés à la configuration avancée et au monitoring en temps réel.

Focus sur les fonctionnalités majeures dans la suite de cet article.

Les écrans de l’assistant d’installation :

Premier reboot et écran d’accueil :

Ensuite, quelques écrans pour vous donner une idée :

D’entrée de jeu, une chose saute aux yeux : PDM est avant tout un outil de pilotage. Pour administrer et configurer finement vos clusters Proxmox, il faudra rapidement basculer vers le dashboard natif. C’est logique, mais on aurait apprécié quelques fonctionnalités globales en plus. L’équipe de développement semble avoir privilégié la stabilité et l’expérience utilisateur plutôt que de réinventer des décennies de développement spécifique à l’outil intégré.

À noter que des alternatives émergent déjà, comme Pulse ou ProxMenuX (encore indisponible pour les clusters). Preuve que l’effervescence actuelle autour des solutions d’infrastructure – boostée par le rachat de VMware par Broadcom – fait exploser l’offre sur le marché. Reste à garder les pieds sur terre : avant de se jeter sur ces nouveautés, mieux vaut évaluer leurs vrais atouts face aux solutions existantes. Et n’oubliez pas l’essentiel : vos VMs doivent tourner de manière optimale, avec un minimum de perturbations, à l’image de la stabilité légendaire qu’ESXi a offerte pendant plus de 20 ans.

Pour autant, ne boudons pas notre plaisir : voir Proxmox s’imposer comme une alternative stable et crédible à l’hégémonie de VMware, c’est une excellente nouvelle. L’écosystème bouge, et c’est tant mieux !

Et puis bon, PDM n’est que version 1.0 … il a le temps de s’améliorer fonctionnellement.

Références :

PDM : https://www.proxmox.com/en/about/company-details/press-releases/proxmox-datacenter-manager-1-0

6 réponses

  1. Eh oui, j’aime bien aussi. Ça amène un peu de concurrence dans le trio de tête (VMware, Proxmox, XCP-ng) ! Mais je doute que ça change la politique tarifaire de Broadcom.

    Je pense que la v1.0 est déjà bien finie, et j’aime beaucoup la rapidité et la mise en cache des remotes. J’aime bien aussi qu’il y ait un ISO séparé pour l’installation : c’est clean. Le produit va forcément évoluer, il y aura plus de fonctionnalités à l’avenir. Rappelons-nous combien d’années VMware a mis à améliorer ESXi et vCenter au fil du temps… en passant par une UI en Macromedia Flash, etc.

    Hmm, je trouve qu’il n’y a pas assez de langues traduites (dans la fenêtre de connexion). Wow, c’est impressionnant le nombre de langues dans lesquelles on peut se connecter !

    1. Oui ! j’ai oublié cette époque il y a 10 ans où on avait encore droit à une interface en flash …

  2. Hello, Très belle article. En Prod/POC 🙂 au CHU de Poitiers sur l’infra VDI Workplace.
    Pour le moment, 8 nodes, haute dispo + baie SAN Huawei. Ca fait le taff et sa ronronne plutôt bien !

  3. Bonjour Thibaut, tu as commencé à regarder PegaProx ? je prépare un article, franchement le système est vraiment très intéressant et une alternative crédible à Proxmox Datacenter Manager… a suivre de prêt !

  4. Salut Cédric,

    Non, je ne connaissais pas, mais à première vue ça a l’air plutôt intéressant. On va clairement tester tout ça.

    Il est vrai que ce qui manque encore aujourd’hui à Proxmox, c’est une plateforme de pilotage vraiment équivalente à vCenter chez VMware. Cela dit, il faut aussi se rappeler que vCenter n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui : au départ, il y avait pas mal de limitations, de fonctionnalités manquantes et de bugs. Le produit a mûri et s’est enrichi avec le temps.

    La demande autour de Proxmox est devenue très forte et très rapide, notamment suite aux choix stratégiques, discutables ou non ! de Broadcom. Forcément, pour la solution Proxmox, il est difficile d’absorber en si peu de temps un afflux massif de nouveaux clients et de besoins. Mais je trouve que le produit a déjà fortement évolué.

    De notre côté, au CHU de Poitiers, nous exploitons déjà deux clusters Proxmox en production :

    Un premier cluster de 4 nœuds en full Ceph,
    Un second, comme mentionné précédemment, sur une architecture différente.

    Nous avons également commandé une nouvelle infrastructure dédiée à la DMZ, qui sera elle aussi basée sur Proxmox avec un backend Ceph en NVMe, prévue pour une mise en service courant mars.

    Honnêtement, la solution fait largement le travail. Les performances sont très satisfaisantes, et dans certains cas même meilleures que ce que nous avions auparavant. Côté sauvegarde, tout est pleinement compatible avec Veeam, ce qui est un point important pour nous.

    Et de votre côté, vous en êtes où dans vos tests ?

    1. … no comment … je suis personnellement chaud comme la braise mais pas le go encore … ça traine, donc en attendant je me prépare en testant tout ce que je peux dans mon lab 😉

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